[ 9:14 : Il pleut, je dors encore, mon téléphone sonne, il m'appelle, pour une banalité. Il passe déposer quelque chose devant chez moi, je le prendrai quand je pourrai. Je raccroche vite, dis bonne journée. Je n'ai pas compris. Morphée ne veut pas me laisser partir ce matin.
Je le pousse hors du lit et rattrape mon téléphone. Je le rappelle. Il n'est déjà plus là, et ne reviendra pas. J'aurais bien aimé le voir, finalement. Après tout, on attendait cette date depuis des mois. Des années même. Le 18 Mars 2008. Où le jour où notre Nous* aurait eu 3 ans.
Mais c'est fini maintenant. Après plus de 6 mois, j'arrive à lui dire sans mentir que je ne l'aime plus. Que je n'ai plus mal. Que je recommence à vivre. Ça a été vraiment dur, quelques fois. Surtout lors des crises d'angoisse, ou des insomnies, ou encore, pendant les spasmes du sanglot, mais c'est fini aussi tout ça.
Je sors quand même du lit, toujours endormie, me glisse dans quelques vêtements chauds, tous trop grands pour moi. Je descends les escaliers en silence, ouvre la porte et fait demi-tour. J'ai oublié qu'il pleut. Je prends un parapluie, Maman ose me poser une question et je murmure un "Attends" qu'elle n'a sûrement pas compris. Il fait frais dehors. Je lève les yeux au ciel, mon dieu, qu'il est gris. On dirait mon cœur. Je marche droit vers le portail et l'ouvre. A mes pieds, un pot de fleur est posé. J'essaie de le soulever, mais au contact du fer avec ma peau, j'ai un frisson : il l'a touché avant moi. Je le lâche et recule un peu pour reprendre ma respiration devenue haletante. Il me faudra quelques minutes pour le ramener à l'intérieur de la maison. Le contact avec le fer était presque insupportable. Sa chaleur était encore présente.
Je me réchauffe comme je peux, pas de café ce matin, c'est un jour spécial. Alors, j'allume le pc, et je tombe sur ce texte. J'ai le cœur serré, comme si il m'avait encore dit qu'il m'aimait. J'ai les mains qui tremblent, comme si les siennes les avaient encore serrées très fort. J'ai une boule dans la gorge, comme si j'avais encore pleuré à cause de lui.
Aujourd'hui, je dirai sans mentir *Je l'aime encore, et ça me fait mal.*
C'est lui, dont j'ai besoin aujourd'hui. ]

Commentaires
Par Lui le 21/03/2008 à 13h28
en lisant ça, les larmes montent lentement de mon c½ur à mes yeux et coulent lentement sur les joues. je me surprend a pleuré encore ou toujours je sais pas. ce 18 mars 2008 ne m'as pas laisser indifférent. au téléphone j'aurai tant aimer pourvoir te dire que tu me manque, que j'ai envie de te serrer dans mes bras. ..
Je pense a toi, toujours. et même si nos sentiments ont changé il faut que tu saches que rien, ni personnes ne pourra combler le manque de toi dans mon c½ur.
Gros bisouxXx
light my fire, please ...
Par jfred le 19/03/2008 à 17h34
en tout cas de par ce texte, ça va pas fort ma princesse.. hum que je n'aime pas ça.. Je n'ai hélas pas le temps de venir te parler... Je sais que tu sais que je pense à toi, mais ça ne résoud rien du tout ça..
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